Investir Label ISR

L’Investissement Socialement Responsable

Donner du sens à votre Epargne

 

 

ISR à fin 2017 :  404 fonds représentent 134,7 milliards d’encours gérés

L’actualité récente telle que le grenelle de l’Environnement, les conférences sur le climat et la sortie des USA de l’accord de Paris, est source d’interrogations pour nos clients…. Les évènements climatiques de plus en plus fréquents (canicules, feux de forêts, fonte des glaces, …) les conduisent à s’interroger sur toutes les problématiques liées à l’impact des hommes sur la nature (émission de CO2, déchets diverses, déforestation, …) D’autre part l’attitude de certains dirigeants tel qu’ Elon Musk (Président de TESLA) renforce la prise en compte dans les critères extra financiers de la bonne Gouvernance. Il en est de même sur le principe d’exclure l’industrie de l’armement des entreprises sélectionnées (vendeurs des armes ayant participé aux fusillades dans les lycées américains).

Aussi nos clients nous demandent souvent un portefeuille qui favoriserait ou soutiendrait le développement durable.

En effet, nous constatons que dans le sillage des investisseurs institutionnels, les épargnants cherchent à donner plus de sens à leurs investissements et se tournent ainsi vers l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

Utopie humaniste ou assurance de rendement à long terme, ce qui est sûr c’est qu’à fin 2017 les fonds avec un label ISR se comptent en centaines avec un stock d’encours ayant dépassé les 900 Mds €.

Afin de répondre à cette demande croissante et légitime de nos clients, nous étudions et suivons plusieurs de ces fonds.

Découvrez nos trois portefeuilles ISR en fin d’article.

Nos trois allocations ISR surperforment le CAC 40 sur un historique de 8 années.

Le lien entre ISR et ESG

L’ISR consiste donc à acheter des titres d’entreprises qui prêtent attention à la mesure et à la maîtrise de critères ESG : Environnementaux (émissions de CO2, consommation d’eau…), Sociaux (parité des salariés, respect du droit du travail…) et de Gouvernance (indépendance du conseil d’administration…).

Les entreprises retenues par les sociétés de gestion dans le cadre d’investissements et de fonds ISR devront donc, non seulement satisfaire à l’exigence de rentabilité forte et pérenne mais également s’inscrire dans une dynamique de développement durable.

Il existe principalement trois grandes approches de l’investissement responsable que l’on peut classer comme suit :

Les stratégies thématiques : elles investissent dans des entreprises offrant des solutions à des challenges environnementaux ou sociaux, liées au développement durable, tels que les énergies renouvelables, l’eau, la santé

Les fonds de sélection ESG : dits aussi fonds « best-in-class », les entreprises intégrées à ces fonds sont issues d’une sélection des meilleurs émetteurs au sein de leur secteur d’activité, sans exclure ou privilégier aucun secteur d’activité

Les fonds de contraintes ESG : ces stratégies vont de pair avec une limitation voire une interdiction totale d’investissement dans des entreprises avec un profil de risque ESG majeur ou opérant dans des secteurs tels que l’alcool, le tabac, l’armement, les jeux d’argent et la pornographie pour des raisons éthiques, ou encore les OGM, le nucléaire, etc. pour des raisons environnementales.

La mise en œuvre et les résultats de l’ISR varient donc selon l’approche choisie. Ils seront également différents au sein même de chaque approche individuelle, puisque la méthode de notation des critères ESG diffère selon chaque société de gestion, selon que celle-ci réalise ses notations en interne ou s’appuie sur un partenaire spécialisé etc.

Exemple concret d’un fonds ISR de type « best-in-class »

La politique d’investissement socialement responsable de ce fonds repose sur des critères sociaux, financiers, sociétaux, environnementaux et de gouvernance.

La société de gestion qui distribue ce fonds s’appuie sur l’agence spécialisée dans l’analyse ESG des entreprises : Vigeo Eiris, qui note les entreprises selon 5 critères.

Suite à cela, et ce pour chacune des entreprises analysées, les notations sur ces 5 critères sont agrégées par la société de gestion selon une pondération qui lui est propre pour obtenir une note globale ISR pour chaque titre

  • Ressources Humaines : 40%
  • Respect de l’environnement : 30%
  • Droit Humain : 10%
  • Relations Clients – Fournisseurs :10%
  • Engagement Sociétal : 10%

Suite à l’obtention de cette note globale ISR, l’intégration de chaque titre en portefeuille sera subordonnée à trois conditions :

Condition 1 : la note moyenne pondérée, pour l’ensemble des domaines y compris celui des RH, doit être positive

Condition 2 : la note du domaine RH doit être positive également

Condition 3 : une gouvernance d’entreprise satisfaisante, c’est-à-dire garantissant un traitement juste des actionnaires minoritaires et prévenant les conflits d’intérêt.

Quel crédit accorder au concept : « Label ISR » ?

Longtemps dispensé par Novethic, le Label ISR est le premier label attribué aux fonds gérés selon des critères ESG. Créé en 2009, il a été attribué à plus de 300 fonds proposés par 40 sociétés de gestion et ce, jusqu’à fin 2016. Plus attribué depuis 2016, il a servi de tremplin à la démarche de labellisation en France, puisque les pouvoirs publics proposent désormais leur propre label ISR, pour lequel Novethic a été partie prenante dans l’élaboration du référentiel.

 Le label ISR est un outil pour choisir des placements responsables et durables.

Créé et soutenu par le ministère des Finances, le label a pour objectif de rendre plus visibles les produits d’investissement socialement responsables (ISR) pour les épargnants en France et en Europe.

Il s’appuie sur un décret et un arrêté publié en janvier 2016 qui actent la création du Label et définissent son cahier des charges et ses modalités de contrôle et est donc la propriété des pouvoirs publics.

Le label ISR est attribué pour 3 ans au terme d’un processus strict réalisé par des organismes tiers spécialement accrédités (il s’agit pour l’instant d’EY France et d’AFNOR certification).

Point important, la labellisation n’est jamais définitivement acquise : les fonds sont régulièrement contrôlés et en cas de manquements persistants, ils perdent leur label. Le label offre donc la garantie d’un placement dont les qualités de gestion ISR ont été confirmées par des professionnels externes aux établissements qui les commercialisent.

Etat des lieux du marché de l’ISR : quelle réponse des épargnants ?

Les dernières études montrent que les particuliers cherchent à donner plus de sens à leurs placements. Mais, si l’ISR croît plus rapidement que le marché européen de la gestion d’actifs dans son ensemble, c’est surtout grâce aux investisseurs institutionnels (caisses de retraite, fonds souverains…).

Les particuliers passent encore peu à l’acte et la part des produits responsables dans leur épargne (assurance-vie, comptes titres, PEA…) est encore très faible (moins de 2 %). L’ambition de ce label d’Etat est de garantir la qualité de la démarche ISR des fonds labellisés et de les rendre plus accessibles auprès des épargnants.

Afin de vous aider dans votre réflexion, voici de l’information ISR:

LabeI ISR Code de Transparence

Label ISF décret N°2016-10 du 8 janvier 2016 JO2016010

Investir dans le Label ISR : où va mon argent concrètement ? À quoi sert-il ?

Lorsque vous choisissez un fonds labellisé ISR, celui-ci investit dans différents types de produits : actions, obligations d’entreprises …

Le mécanisme est donc le même que pour tout autre fonds. La vraie différence réside dans la manière dont le fonds labellisé ISR choisit les titres qui le composent et mesure les impacts de ces choix au travers d’indicateurs publiés par le fonds.

En prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG), le fonds ISR cible et encourage les entreprises qui s’inscrivent dans une perspective de progrès et de développement durable.

Le label TEEC (Transition Energétique et Ecologique pour le Climat)

A côté du label d’état ISR , on trouve également le label TEEC issu de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (17/08/2015)

Il distingue les fonds d’investissements (OPCVM et FIA) qui financent les activités s’inscrivant dans la transition énergétique et écologique

C’est un référentiel exigeant une part minimale d’activités « vertes » pour les entreprises en portefeuille et la mesure de l’empreinte environnementale du portefeuille

Il exclut le secteur des énergies fossiles, l’ensemble de la filière nucléaire et les entreprises responsables de violation sévère des principales normes internationales en matière de droits humains et de préservation de l’environnement

Les gérants demandent, analysent et comparent l’empreinte carbone des entreprises

L’Impact Investing (mesure d’impacts)

De nombreux investisseurs et intermédiaires financiers pensent qu’il est possible d’assurer une performance financière élevée tout en offrant une réponse à un besoin social (pas de « trade-off »). Ils considèrent par exemple qu’une société de biotechnologie développant un produit pour le traitement du diabète a un objectif social

L’impact Investing privilégie comme investissement une société ayant une mission sociale, c’est-à-dire qui arbitre entre ses priorités d’abord en fonction de la réponse sociale et non en fonction de critères financiers. Une société de biotechnologie réalisant ses arbitrages entre projet pour des raisons financières ( bien sur non criticable) ne peut donc être considérée comme de l’Impact investing mais entre dans la catégorie Investissement Durable

L’identification du profil d’investissement, des caractéristiques financières du produit, du type d’entreprises financées est nécessaire pour s’assurer de l’adéquation de l’investissement aux objectifs recherchés :

La structuration d’un partage de la performance financière pour les gestionnaires d’actifs est un critère pour exclure du champ de « l’impact investing »,

La durée d’investissement est nécessairement longue dans le cadre de « l’impact investing », les américains parlant de « patient capital ».

Nos 3 allocations meilleurs fonds ’’ Label ISR ‘’ Sic Patrimoine : placements responsables et durables

Nous ne sommes pas ‘’gérant de fonds’’ mais notre mission consiste à créer des allocations d’actifs en architecture ouverte en sélectionnant ici des fonds Label ISR parmi des dizaines de sociétés de gestion.

ISR à fin 2017 :  404 fonds représente 134,7 milliards d’encours gérés

Nous avons décidé de présenter 3 portefeuilles afin d’adapter le risque de perte en capital avec la sensibilité aux risques de fluctuation de marché de chaque investisseur ainsi que la durée de l’horizon de gestion de son placement.

Chaque investisseur doit au préalable compléter son questionnaire profil de risque

 

Un portefeuille Prudent : horizon de gestion estimé > 5 ans

Un investissement en actif garanti €uro viendra diminuer la volatilité et sécuriser l’investissement.

Allocation ISR prudente

 

Un portefeuille Equilibré : horizon de gestion estimé > 8 ans

Allocation ISR équilibrée

Un investissement en support immobilier afin d’apporter une diversification de l’investissement

Ce choix permet également de varier les sources de risque et de performance et donc de participer à la décorrélation des supports en portefeuille.

 

Un portefeuille Dynamique : horizon de gestion estimé > 12 ans

Allocation ISR dynamique

Un investissement sur un fonds ‘’ valeur absolue’’ pourra apporter une autre dynamisation de l’investissement.

Les rendements indiqués sur nos grilles sont nets des frais de gestion des fonds, les frais de gestion annuel du contrat vie sont à déduire

Comment investir ISR ?

Notre sélection de fonds ISR est accessible en assurance vie et/ou en compte titre bancaire

Les pondérations de nos trois allocations, sont indicatives elles sont amenées à évoluer dans le temps.

Nous suivons ces fonds depuis plusieurs années. Parmi eux, LAZARD EQUITY SRI un fonds pur ISR depuis son lancement en 2001 et qui dispose d’un très long track-record

Consultez notre article de 2015 dans la rubrique : La presse en parle

Pour aller plus loin : les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU

La question de l’impact environnemental et social des investissements, et la transparence dans leur mesure est aujourd’hui au cœur des débats. Si l’attribution de notes selon des critères ESG pour les entreprises et l’avènement des fonds ISR font aujourd’hui figure de quasi norme sur le marché, d’autres tendances se font connaitre comme celles autour des Objectifs de Développement Durables des Nations Unies et leur intégration dans la mesure d’impact. Ces objectifs, au nombre de 17, se préoccupent des problèmes de société tels que la santé, la faim et la pauvreté, mais également du changement climatique.

Si l’ISR vise à écarter les risques extra-financiers, investir en intégrant les ODD dans sa philosophie de construction de portefeuille permet de passer d’une approche reposant sur le « risque » à une approche davantage orientée « opportunité ». C’est ce que font déjà concrètement certaines sociétés de gestion au travers de fonds qui contribuent à améliorer certains objectifs de développement durable adoptés par l’ONU comme l’objectif 8: Promouvoir une croissance économique inclusive et durable, l’emploi et un travail décent pour tous. Par ailleurs, les cellules et comités ESG de certaines institutions sont en cours de réflexion pour créer de nouveaux produits ou adapter des produits existants afin de participer encore plus activement à la lutte contre les défis urgents auxquels nous sommes confrontés actuellement tant sur le front économique et politique, que sur le plan écologique.